Sur les pas de Mathieu Tamet
Sur les pas de Mathieu Tamet
 

Assistance publique et colonisation agricole

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En faisant des recherches sur Yves Honoré*, enfant abandonné à la naissance parti chercher fortune au Congo, j'ai découvert les dossiers d'une quarantaine de ses camarades qui sont également passés par l'école d'horticulture de l'Assistance publique de Villepreux (future Ecole Le Nôtre) avant de partir dans les colonies françaises (Madagascar, Comores, Afrique du nord, de l'ouest, Afrique équatoriale, Guyane et même Nouvelle-Calédonie). Ces dossiers contiennent beaucoup de lettres envoyées au directeur de l'école et décrivant leurs vies. La Revue annuelle des anciens élèves de l'école, comportait aussi une rubrique "L'Ecole aux colonies" qui reprend une partie de ces lettres et les complète.

Ce phénomène aura duré une courte période, des années 1890 jusqu'à la Guerre de 14. Quelques uns auront réussi à s'établir sur place (notamment à Madagascar), mais la plupart seront morts très vite d'une maladie tropicale ou auront choisi de revenir en France dans un poste moins risqué. 

Je vais mettre progressivement leurs biographies résumées et les informations de contexte sur cette page. Merci de citer les références si vous êtes amené à utiliser des extraits des textes.

* Voir page Publications : Yves Honoré au Congo, la vie aventureuse d'un enfant abandonné (1884-1930), Edilivre, 2022

 

Les premiers essais, en Algérie, pour une "mise en valeur raisonnée des colonies"

L'école participe aux tentatives pour fixer des colons agricoles en Algérie, en envoyant, en 1892, 3 élèves (Gaston Jules Capiez, Henri Penot-Vreck et Albert Aveline) dans l'école Roudil (Ben Chicao, à côté de Médéa). Ce sera un échec, ils reviendront au bout d'un an et l'école n'enverra plus d'élève à Ben Chicao.

Les premiers essais en Algérie
Site internet débuts Algérie Roudil.pdf
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Le trio de Madagascar

Trois anciens élèves de l'Ecole partiront à Madagascar et y feront souche, contrairement à la plupart de leurs camarades partis dans d'autres territoires.

Emile Delgove et Maurice Nicolas, issus de la même agence de l'Assitance publique (Château-Chinon) passeront d'abord par le Jardin d'essai de Tunis avant de rejoindre Madagascar sur des postes dépendant de l'administration coloniale, en 1900 pour Emile Delgove, en 1903 pour Maurice Nicolas.

Le troisième et dernier, Louis Jules Richard, issu de l'agence de Dol-de-Bretagne, tentera l'aventure, en 1903, auprès d'un employeur privé, puis à son propre compte, au prix de gros déboires.

Voici leurs témoignages :

Site internet Madagascar DELGOVE.pdf
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Site internet Madagascar NICOLAS.pdf
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Site internet Madagascar RICHARD Louis J[...]
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Les "quatre du Jardin d'essai de Tunis"

Pour les anciens élèves de Villepreux, le Jardin d'essai de Tunis était, en 1897, pratiquement le seul lieu de préparation à l'agriculture coloniale (le Jardin colonial de Nogent-sur-Marne remplira ensuite cette fonction). Cette année-là, ils y seront quatre : Emile Delgove et Maurice Nicolas (voir ci-dessus), ainsi que Joseph Ehrmanne et Gustave Kruger dont les biographie suivent. Si Gustave Kruger s'est installé en Tunisie et y est resté, Joseph Ehrmanne, d'abord placé en Nouvelle-Calédonie, s'est retrouvé muté en Côte d'Ivoire, dont le climat lui a été fatal.

Les tribulations de Joseph Erhmanne
Site internet Joseph EHRMANNE.pdf
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Gustave Kruger en Tunisie
Site internet Tunisie KRUGER Gustave.pdf
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Le Jardin d'essai de Tunis accueillera encore quelques anciens élèves de Villepreux, qui s'établiront ensuite en Tunisie -au moins pour un certain temps.

C'est le cas d'Adrien Loddé (arrivé en 1900) et de Joseph Xavier Curotto (arrivé en 1902) : 

Adrien Loddé en Tunisie
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Joseph Xavier Curotto en Tunisie
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Mais un personnage incontournable de ce Jardin d'essai de Tunis sera Lucien Guillochon, qui en sera directeur de 1898 jusqu'à sa "désaffection" pendant la guerre de 14. Lui aussi a été formé par l'école de Villepreux, même s'il ne remplissait pas vraiment les conditions pour y être admis. L'école ne pourra que se féliciter de l'avoir accepté comme élève. 

Lucien Guillochon à la tête du Jardin d'essai de Tunis
Site internet Tunisie GUILLOCHON Lucien.[...]
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© Marie-Laure Las Vergnas